L'omniprésent Président de la République a fait sa réapparition à la télévision dès son retour de Chine pour parler du pouvoir d'achat. Il a proposé des
solutions rêvées par le MEDEF :
- négociation des 35 heures, entreprise par entreprise. Ainsi serait contournée la loi par des accords locaux, des contrats entre représentants syndicaux de l'entreprise et le patronat.
- la liberté du travail le dimanche. Les entreprises ne demanderont qu'aux volontaires de venir travailler le dimanche. On imagine le sort des salariés qui refuseront. Et pour ceux qui
travailleront ce jour là, comment concilier la vie familiale et la vie sociale. La destructuration de la vie familiale est à l'origine de nombreux conflits personnels et sociaux. Et qu'en pensent
les petits commerçants ? Doivent-ils travailler 7 jours sur 7 pour faire face à la concurrence des grandes surfaces au nom de "la concurrence libre et non faussée" ?
- le financement des universités où les entreprises locales auront la faculté (humour) d'influer sur la conception des programmes. Il suffit de vendre des parts d'E.D.F. pour financer le plan
d'autonomie des universités. Depuis six mois le Gouvernement n'a rien fait dans ce domaine et maintenant il brade une partie du secteur énergitique pour renflouer les universités. Nonobstant une
perte du patrimoine national d'un secteur stratégique, quel effet sur le pouvoir d'achat des français, sinon le risque d'augmentation du tarif de l'électricité. Dans sa lutte contre le pouvoir
d'achat, N. SARKOZY a choisi de privilégier un soi-disant contrat "gagnant-gagnant" entre salariés et patronat. Il a préféré brader notre patrimoine économique et social plutôt que
d'envisager un coup de pouce au S.M.I.C., un encouragement aux augmentations de salaires, une revalorisation des petites retraites. Il encourage l'exonération des charges sociales qui vont
creuser les difficits de la sécurité sociale et des caisses de retraite. Il impose des franchises médicales qui pénalisent toutes les catégories de salariés et de retraités. Qui profite d'une
hausse du pouvoir d'achat ? le MEDEF et les actionnaires du CAC40.

