Vendredi 16 septembre 2011
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La semaine dernière, deux articles ont été consacrés à la SEMEXVAL et à ses activités en Corse, dans Var
Matin. Conseiller municipal et membre du Conseil d’Administration de cette Société d’Economie Mixte, j’ai découvert à travers la presse les derniers rebondissements concernant la pinède de Calvi.
Je voudrais exprimer mon opinion sur cette affaire sans interférer sur le fond de l’aspect judiciaire.
Je suis étonné que le sénateur-maire de La Valette dépose une plainte à titre personnel, car si un homme
politique devait se sentir visé par des propos diffamatoires, il s’agit, selon moi, du député-maire de Calvi qui a décidé de réaliser une opération immobilière au lieu-dit « La pinède de
Calvi ».
Je ne ferai aucun commentaire sur la plainte de Christiane HUMMEL, P.D.G. de la SEMEXVAL.
Au sujet des déclarations de José Rossi, sur la philosophie de la société, je suis surpris qu’un salarié
s’exprime à ce sujet. Est-ce qu’un fonctionnaire territorial s’exprime sur la politique d’aménagement de la ville décidée, parce que c’est son
rôle, par le pouvoir politique. Selon le code du commerce, le directeur général d’une société, en l’occurrence Madame HUMMEL, assume sous sa seule
responsabilité, la direction de la société. Elle a seule compétence pour définir la stratégie de l’entreprise.
Une Société d’Economie Mixte est au service des communes qui lui attribuent une concession d’aménagement. La
SEMEXVAL est un outil dont le personnel est particulièrement compétent et dévoué, mais, c’est en principe et dans les textes, un outil choisi par les politiques en complément des services locaux
d’aménagement du territoire.
La SEMEXVAL est composée de divers actionnaires : les communes de La Valette et Signes, mais également
du Conseil Général du Var, de l’association des commerçants de La Valette et du CILVAR (Comité Interprofessionnel du Logement du Var). Quel intérêt
pour ces actionnaires, représentant les contribuables ou les salariés du Var, d’aller développer les activités de la Société d’Economie Mixte, en Corse ? Le Conseil Général s’est d’ailleurs posé la question et a décidé, lors de la commission permanente du 3 novembre 2008, son retrait du capital de la
SEMEXVAL, action toujours pas effectuée.
Il faut savoir que la SEMEXVAL a réalisé 59 % de son chiffre d’affaires en 2010, en Corse. Etait-ce la
volonté de ses créateurs ?
Pourquoi une entreprise privée ne peut pas faire ce qu’une S.E.M. réalise ? D’abord parce que une
concession d’aménagement bénéficie d’une participation de la commune et ensuite, parce que des cessions de terrains à l’euro symbolique sont faites au profit de la SEMEXVAL, aussi bien à LA
VALETTE, qu’à CALVI. La Chambre Régionale des Comptes s’est d’ailleurs émue que de telles cessions ne soient pas faites exclusivement pour des
réalisations d’intérêt général, comme le précise l’article L1311 du code général des collectivités territoriales. Ainsi on ne peut déclarer
qu’il n’y a pas un euro d’argent public dans un projet quand un terrain est cédé à titre gratuit puisqu’il s’agit d’une parcelle du patrimoine municipal.
Il ne faut pas oublier par ailleurs, que lors d’opérations immobilières réalisées au prix du marché, les
bénéfices doivent servir à effectuer des opérations d’intérêt général, comme une mairie annexe à La Valette ou un centre culturel à CALVI.
Le P.D.G. de la SEMEXVAL doit-il nourrir les mêmes ambitions que les
grands groupes immobiliers privés, ou est-il chargé de gérer au mieux les deniers des contribuables Valettois ?