Mercredi 18 juin 2008
   

Communiqué de presse de PRS Rhône

Après la France et les Pays-Bas, l’Irlande a dit non !
Les Irlandais viennent de rejeter par référendum à une très large majorité le traité de Lisbonne, ce soi-disant «traité simplifié» qui n’était qu’une présentation différente de l’ancien projet de Constitution européenne.
Les manoeuvres des chefs d’État européens pour contourner la volonté populaire des Français et des Néerlandais ont échoué.
Les dirigeants européens qui ont refusé de tenir compte du «non» que nous avons massivement et démocratiquement exprimé en 2005 reçoivent une gifle terrible, tout particulièrement Nicolas Sarkozy et tous ceux qui ont empêché que le nouveau traité soit soumis au vote des Français.
La preuve est faite que l’Europe néolibérale qui privatise les services publics, encourage le dumping social et s’aligne militairement et diplomatiquement sur les États-Unis est massivement rejetée par les citoyens.
Une autre Europe est désormais possible et nécessaire. Pour cela il faut changer de méthode et il faut changer de contenu.

  Une Europe par le peuple : il n’est plus possible que des gens qui n’ont pas été élus à cet effet écrivent des Constitutions en notre nom, que les décisions essentielles soient prises par des instances non élues (Commission, Banque Centrale Européenne…), que notre vote lors des élections européennes n’ait aucun effet sur les politiques de l’Union Européenne.
Une Europe pour le peuple : l’Europe doit enfin défendre les intérêts du plus grand nombre en luttant contre la pauvreté, en développant un modèle social assurant l’égalité, en protégeant ses travailleurs, en défendant ses services publics, patrimoine de ceux qui n’en ont pas.
Le «non» des Français en 2005 a ouvert la voie à une autre Europe. Les Irlandais ont empêché les dirigeants européens coalisés de la refermer.
Nous exigeons que le «non» de la France, des Pays-Bas et de l’Irlande soit cette fois respecté. Nous dénonçons la volonté affichée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement de contourner le «non» irlandais et nous appelons les citoyens à se mobiliser pour y faire échec.

Daniel BAIGUINI
Secrétaire départemental de PRS Rhône

 

par Michel ESCUDERO
Dimanche 8 juin 2008

Au dernier conseil municipal de La Valette, la question de la gestion de l'eau et de l'assainissement était posée. La majorité municipale (U.M.P.) a choisi la délégation de service public par voie d'affermage pour une durée de 12 ans. Nous avons plaidé pour un retour à une gestion municipale en régie directe pour diverses raisons.

L'eau est un produit naturel, qui se fait de plus en plus rare et ne doit pas être considéré comme un produit marchand ordinaire. La fourniture de l'eau doit être de qualité et au moindre coût.

Quand la gestion de l'eau est confiée à une entreprise privée, la contre partie est, que le
prix doit contenir une marge bénéficiaire.
La régie directe ne paie pas de taxe professionnelle et n'acquitte pas de redevance d'occupation du domaine public.
Les investissements nécessaires au fonctionnement du service sont réalisés par la collectivité, même en cas d'affermage.
Les branchements neufs sont à la charge des abonnés.
Les compteurs sont fournis et posés
aux frais des abonnés.
Le renouvellement des canalisations pour une longueur supérieure à 10 m est à la charge de la collectivité.

Les tarifs de l'eau sont régulièrement révisés selon une formule complexe que l'on peut traduire ainsi :
  6,75 % prix fixe depuis la signature du contrat ;
18,75 % du prix est indexé sur l'indice du
bâtiment dans la région ;
13,95 % du prix est indexé sur les produits et services divers ;
  5,85 % du prix est indexé sur l'indice des canalisations en fonte ;
55,00 % du prix est indexé sur le tarif de l'eau "naturelle" achetée avant potabilisation.

A ce prix facturé par l'entreprise privée s'ajoute une part communale, dont 80 % est reversée à la municipalité. Cette surtaxe est un
impôt déguisé.
Le délégataire (entreprise privée) est donc rémunéré de manière substantielle sur les résultats de l'exploitation.
Alors que le fermier (entreprise privée) n'a pas à amortir l'investissement des travaux, la municipalité de La Valette veut signer un contrat d'affermage de 12 ans qui l'engage donc sur
deux mandats.

Alors que la collectivité éprouve les plus grandes difficultés pour obtenir des informations inhérentes à l'exploitation du service et notamment les données financières, que le prix de l'eau dans le Var est le plus élevé de la région P.A.C.A., que l'association "U.F.C. que choisir" estime que ce prix pourrait diminuer de 30 %, la municipalité U.M.P. de La Valette appliquant les orientations libérales du gouvernement favorise l'emprise de sociétés privées sur un produit naturel rare indispensable à la vie.

L'abonné tient toujours pour responsable globalement la collectivité du bon fonctionnement du service de l'eau. Pour une meilleure maîtrise de l'ensemble des décisions à prendre dans ce domaine, pour une vision claire des coûts réels du service, nous avons exprimé notre opposition à la délégation du service public de l'eau à une entreprise privée. La gestion de l'eau nécessite une conviction forte pour effectuer un véritable choix politique au sens noble du terme. Notre combat ne fait que commencer.

par Michel ESCUDERO
Lundi 26 mai 2008

Depuis le 1er mai nous manifestons pour la défense des droits des salariés en France, public comme privé, et pendant ce temps l’Europe décide :

 

Deux arrêts de la Cour, les arrêts Laval de décembre 2007 et l’arrêt Rüffert du 3 avril dernier font entrer le principe du pays d’origine (PPO) dans la jurisprudence européenne et remettent en cause le droit de grève. On se souvient de la mobilisation contre la directive service dite "Bolkestein" et de la crainte des organisations syndicales européennes que le "principe du pays d’origine", n’entérine le dumping social et la mise en concurrence des législations sociales. Avant même, la transposition de cette directive dans tous les Etats membres, la Cour européenne de Justice vient combler le vide juridique par des jurisprudences qui vont au delà des scenari les plus pessimistes.

Le cas Laval concerne une entreprise lettone de travaux public en Suède et le cas Rüffert une entreprise polonaise de travaux public dans le Land de Basse Saxe en Allemagne. La non application par ces entreprises des conventions collectives à leurs salariés détachés avait provoqué grèves et blocus de la part des syndicats suédois et allemand. Dans les deux cas la Cour condamne l’action syndicale et justifie le dumping social au nom de la liberté d’établissement et de la libre concurrence.

Plus inquiétants encore sont les conclusions des arrêts qui "disent le droit". L’arrêt Rüffert éclaire d’un nouveau jour la question de la passation des marchés publics. En effet, le Land de Basse Saxe oblige les entreprises bénéficiaires de marchés publics à appliquer et à faire appliquer à leurs sous-traitants la convention collective travaux publics. La Cour lui conteste cette disposition :

"La directive 96/71/CE du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 1996, concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d’une prestation de services, interprétée à la lumière de l’article 49 CE, s’oppose, dans une situation telle que celle en cause au principal, à une mesure à caractère législatif, prise par une autorité d’un État membre, prescrivant au pouvoir adjudicateur de ne désigner comme adjudicataires de marchés publics de travaux que les entreprises qui, lors de la soumission, s’engagent par écrit à verser à leurs salariés, en contrepartie de l’exécution des prestations concernées, au minimum la rémunération prévue dans la convention collective applicable au lieu d’exécution de celles-ci."

C’est donc les principes de mieux disant social ou de mieux disant environnement qui pourraient être déclarés illégaux dans tous les cahiers des charges d’appel d’offre, au nom de la libre concurrence et de la compétitivité. Dans l’arrêt Laval, l’action syndicale même est dénoncée : " Les articles 49 CE et 3 de la directive 96/71/CE du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 1996, concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d’une prestation de services, doivent être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à ce que (...) une organisation syndicale puisse tenter de contraindre, par une action collective prenant la forme d’un blocus de chantiers telle que celle en cause au principal, un prestataire de services établi dans un autre État membre à entamer avec elle une négociation sur les taux de salaire devant être versés aux travailleurs détachés ainsi qu’à adhérer à une convention collective (...)."

Ici, la finalité même de l’action syndicale (tenter d’obliger l’employeur à négocier) est remise en cause ! Dans les attendus, les juges plaident la proportionnalité de l’action comme s’il leur appartenait de juger de l’opportunité et de la pertinence des formes d’action syndicale dés lors que la sécurité des biens et des personnes n’est pas en cause.

Les socialistes européens se sont mis au travail pour trouver la parade juridique à ces jurisprudences, mais pour Françoise Castex, "l’enjeu politique est de première importance car ces arrêts constituent une véritable déclaration de guerre à tous les salariés européens et à leurs représentants syndicaux".

La députée européenne réaffirme son soutien à toutes les actions syndicales en faveur de la hausse des salaires et des conditions de travail, qu’il s’agisse de salariés roumains contre l’entreprise française DACIA/RENAULT, de salariés suédois et allemands contre des entreprises lettonnes ou polonaises, ou de salaries sans papiers contre un gouvernement qui crée les conditions de l’exploitation.

Merci à l’euro-députée Françoise CASTEX de nous tenir informés de ces décisions de la cour de justice européenne. Elles sont l’illustration de ce que nous dénoncions lors du référendum sur le T.C.E. Malheureusement les parlementaires français ont participé à l’adoption de ce traité lors du vote du congrès initié par Nicolas SARKOZY.

par Michel ESCUDERO
Mercredi 9 avril 2008

Madame le Sénateur-maire veut créer un centre médical et paramédical sur la place De Gaulle à La Valette. En conseil municipal nous lui avons demandé pour qui et pour quoi ?

 

S’agit-il d’une maison de santé à caractère public, sorte de dispensaire où viendraient se faire soigner les plus nécessiteux, où serait prise en charge la « bobologie », les petites urgences qui encombrent tous nos hôpitaux, où les jeunes qui veulent faire du sport viendraient passer une visite médicale gratuite ? Je ne le pense pas.

 

Alors une étude a-t-elle démontré un besoin nouveau pour les Valettois souffrants ? L’aire Toulonnaise compte deux hôpitaux : Sainte-Anne vient d’être refait, le nouvel hôpital de Sainte Musse, à notre porte, est en cours de construction. La Valette compte une clinique privée de bonne réputation ; sur la zone de Valgora, l’Impérial répond à tous les besoins en terme de consultations et de suivis.

 

Le centre ville dispose de nombreux médecins généralistes ou spécialistes, ainsi que des cabinets d’infirmiers ou de kinés. Dans ces conditions, pourquoi vouloir implanter un nouveau centre médical ? Ma deuxième interrogation est : pour qui ? En effet, combien de médecins, dans quelles spécialités éventuelles, quelles professions paramédicales, sur quels critères seront-ils choisis ? Y a-t-il un appel à candidatures ?

 

Il y a quelques mois, en tant que sénateur, vous avez voté pour l’adoption d’un traité qui précise que dans l’espace européen la concurrence « doit être libre et non faussée ». Ces critères sont-ils respectés à LA VALETTE ? Existe-t-il une commission d’attribution des locaux ou est-ce l’exécution d’une commande au profit de quelques privilégiés ? Il s’agit pour nous d’une question d’éthique et de transparence.

 

 

par Michel ESCUDERO
Lundi 7 avril 2008

Après les suppressions de dix neuf postes d'enseignants au Lycée du Coudon, fréquenté par les élèves de LA VALETTE, c'est au tour du collège Bosco d'être menacé par la suppression de deux postes et demi d'enseignants, un conseiller pédagogique d'éducation et deux assistants d'éducation.
Ces mesures sont graves et nous étions auprès des enseignants et des parents d'élèves pour manifester notre opposition à cette casse systématique du service public de l'éducation.
Le Gouvernement a choisi de réduire de moitié le nombre de fonctionnaires. Sur le plan local cela se traduit immédiatement par une diminution du nombre d'enseignants et du personnel d'éducation.
Lors du Conseil Municipal du 4 avril, le maire de La Valette a refusé que des membres de l'opposition puissent siéger comme élus aux conseils d'administration des collèges BOSCO et DAUDET. La sénateure U.M.P. applique ainsi la politique du Gouvernement et veut contraindre son opposition au silence en ce qui concerne l'éducation nationale. Ce n'est pas l'enfant du pays, bonne "maire" de famille qui agit, c'est le bras armé de Nicolas SARKOZY qui réagit au plan local.
Nous pouvons rassurer les Valettois, nous serons toujours aux côtés des enseignants et des parents d'élèves pour défendre un service public de l'éducation de qualité.

par Michel ESCUDERO
Lundi 10 mars 2008

Les Valettois ont réélu dimanche le sénateur-maire U.M.P. Christiane HUMMEL. La liste "CAP A GAUCHE POUR LA VALETTE" qui siègera dans l'opposition, compte cinq conseillers municipaux : Michel ESCUDERO Evelyne JARDILLIER - Alain TRINQUIER - Françoise BENZANFOUR - Lucien VENTRE.

Nous remercions les électeurs qui ont voté pour "CAP A GAUCHE POUR LA VALETTE". Ils nous permettront de défendre les idées que nous avons exprimées pendant la campagne : transparence et éthique dans le fonctionnement des institutions, équité entre les quartiers, égalité et solidarité entre les Valettois.

L'intérêt manifesté par les Valettois, pour la liste "CAP A GAUCHE POUR LA VALETTE" a déjà permis de réaliser deux de nos objectifs : un centre aquatique sera implanté sur la commune, et l'opposition siègera au sein de la SEMEXVAL. 

Les élus de "CAP A GAUCHE POUR LA VALETTE" rendront compte régulièrement aux Valettois, de leurs actions au sein du Conseil Municipal. 

ENCORE MERCI A TOUS CEUX QUI NOUS ONT SOUTENUS.

par Michel ESCUDERO
Vendredi 7 mars 2008
Pour raison de fin de campagne officielle,
il n'est plus possible de mettre à jour ce blog
depuis ce jour à 0 heure.
 

Vous pourrez nous retrouver après les élections...
par Michel ESCUDERO
Jeudi 6 mars 2008
Après le thème des transports et déplacements, d'autres thèmes de campage ont été traités : logement ; propreté et sécurité ; emploi.

Voici les questions des journalistes, et les réponses de Michel Escudéro :

1. Le logement

La question posée aux candidats : Le logement est source de nombreuses préoccupations dans notre département. Comment comptez-vous, si vous êtes élu(e), oeuvrer pour l'équilibre entre logements aidés et logements traditionnels (c'est à dire logements à loyer modéré ou en accession à la propriété et parc privé) ?

Michel Escudéro (PS/PC/PRG/MRC) "La loi S.R.U. préconise 20% de logements sociaux dans le parc immobilier de chaque commune. Nous l’imposerons à La Valette où le problème du logement pour tous est une priorité. La  construction de petites unités peut parfaitement être intégrée, tant sur le plan architectural qu’environnemental dans tout projet immobilier. La réalisation de programmes immobiliers accessibles à tous est un gage de mixité sociale".


2. Propreté et sécurité

La question posée aux candidats : Les citoyens veulent notamment une ville propre et une ville sûre. Comment améliorer la propreté et la sécurité dans la ville ?

Michel Escudéro (PS/PCF/MRC/PRG) "En ce qui concerne la propreté, nous proposons, comme pour la gestion de l’eau et de l’assainissement, le retour d’une gestion en régie municipale des ordures ménagères. Quant à la sécurité, nous exigerons la réouverture du poste de police de la Coupiane et un véritable commissariat à La Valette. La police municipale sera utilisée de façon différente, en particulier en fin de soirée. Pour éviter tout amalgame entre jeunes et délinquance, nous mettrons en place des structures où les adolescents pourront se retrouver, sans créer de nuisance pour les riverains".


3. L'emploi

La question posée aux candidats : Le développement économique et l'emploi sont très importants pour une commune. Qu'est ce que le maire peut faire sur ces dossiers ? Que comptez-vous faire si vous êtes élu(e) ?

Michel Escudéro (PS/PCF/MRC/PRG) Selon le candidat, la Valette abrite "la première zone commerciale du Var" mais doit "diversifier son développement économique. Un pôle spécialisé dans les entreprises de recherche et de haute technologie sera créé. Opposés à l’ouverture de la grande distribution le dimanche, nous encouragerons l’implantation de petits commerces de proximité pour conserver un caractère humain [...] et créer du lien social".
par Michel ESCUDERO
Jeudi 6 mars 2008
Un dernier tract a été tiré.

Il concerne la volonté de passage du budget juste avant les élections, et montre que les impôts et les taxes ont bien plus augmenté durant sa mandature que Madame Hummel ne veut vous le faire croire !


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Vous pouvez aussi retrouver le texte de ce tract en cliquant ici.

par Michel ESCUDERO
Mercredi 5 mars 2008
Encore un article paru dans Var Matin, disponible en scan ici, et aussi en version texte là !

En outre, les journalistes du site e-bleumarine.com ont interrogé les candidats concernant les transports et déplacements. Voici la question, et la réponse de Michel Escudéro :

Les candidats répondent à e-bleumarine.com : transport et déplacements

 

La question posée aux candidats : Plus d'habitants dans le Var, ce sont plus de voitures et de déplacements urbains. Comment améliorer les conditions de circulation et de stationnement dans La Valette ? Quelle place donner aux transports en commun ?

Michel Escudéro (PS/PC/PRG/MRC) "Opposés à la L.G.V. (Ligne à Grande Vitesse) des métropoles du Sud, qui va créer des dégâts écologiques et environnementaux considérables à La Valette, nous sommes partisans d’un T.C.S.P. (Tramway) sur rail. Ce projet doit être mis en place à La Valette dès la restructuration programmée du quartier Valsud. Lors de l’élargissement de l’A57, nous exigerons des murs anti-bruit plus efficaces et une protection phonique pour les habitations proches de cet axe autoroutier".

 
par Michel ESCUDERO
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